Turqueries

• Petit tour de piste dans les pays baltes

A et S : À première vue, les pays baltes (du Nord au Sud, l'Estonie, la Lettonie et la Lithuanie) n'ont rien de bien dépaysant pour un Québécois. Ce sont de petits pays plats où des forêts de sapins et une multitude d'étangs cèdent parfois leur place à des terres agricoles. Même le temps nous est familier, si ce n'est qu'il est moins extrême que le nôtre, tant l'hiver que l'été, quoique nettement plus gris.

Il est néanmoins étrange de sortir d’un restaurant à 22h30 et de constater que le soleil n’est pas encore couché… Il est facile de perdre complètement la notion du temps.

Leurs populations sont majoritairement catholiques; leur religiosité est aussi quelque peu surprenante. Tout au long de l'occupation soviétique, entre la fin de la deuxième guerre et le début des années 90, ces populations se sont raccrochées à la religion catholique comme symbole identitaire, pour se différencier des orthodoxes russes. Leur souveraineté retrouvée, ils se sont empressés de redonner à la religion la place qu'elle détenait... dans les années 40!

 

 

 

 

 

 

Pour nous, c'est entre « cute » et démesuré. Un exemple de démesure est la colline aux croix en Lithuanie: chacun y plante la sienne (ou se contente d’un chapelet, selon ses moyens).

C'est aussi l'endroit idéal pour des photos de mariage, avons-nous découvert en voyant quatre couples et leurs invités y passer pendant les vingt minutes où nous y sommes restés.

Un exemple plus « cute »: en visitant une cathédrale à Vilnius, nous avons assisté à une première communion. Rien à voir avec les nôtres, où une commission scolaire y passe à la fois. L’événement avait lieu dans la chapelle, en privé : un seul et unique jeune garçon en costume recevait le sacrement, sous l’œil humide de ses père, mère, tantes, oncles, etc.

C'est probablement l'architecture qui nous aura le plus marqué durant ce petit circuit d’une semaine.

Vilnius, capitale de la Lithuanie, possède une magnifique vieille ville. Même si leur été ne dure qu'un moment, comme au Québec, les terrasses sont sacrées.  Subventions de l'Union Européenne aidant, la plupart des rues sont en pavés de pierre. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les constructions de briques dominent, la majorité d'entre elles étant couvertes de crépi. Certains maçons s'en sont quelque fois donné à coeur joie, comme dans le cas de l'Église Ste-Anne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À Trakai, quelques 30 kilomètre à l'ouest, se trouve un chouette château. Originalement en pierres, il a été reconstruit de brique. Le site est superbe, et rempli de touristes polonais.

Les limites de vitesse sur les routes sont observées religieusement, en Lithuanie, radars aidant... À l'intérieur des villages, une fois passé le panneau "Bienvenue à ..." et jusqu'au panneau "Au revoir", c'est 50km/h... et un vrai 50km/h. Dans certaines zones, on indique une limite inférieure: 40, 30... on a presque l'impression d'être arrêté. Bien sûr, rien de cela n’est clair pour un touriste. Nous attrapons donc une contravention en passant à 62km/h devant un poste de contrôle situé à l’extérieur du village, 2 mètres avant la pancarte « Au revoir ». Arrêté juste avant nous, un touriste allemand… Bienvenue en Lithuanie.

 

Nous avons traversé Sigulda, Lettonie, le soir du Ligo/St-Jean-Baptiste. Le solstice d’été est l’une des fêtes les plus célébrées par les Lettons. Les origines païennes ne sont pas loin : les gens se promènent avec d’immenses couronnes de feuilles de chêne sur la tête, des feux de joie gigantesques sont allumés partout et, semble-t-il, dormir cette nuit-là entraîne une année de malheur. Ça fête donc abondamment. Tout comme il existe de la musique de Noël, il existe de la musique de Ligo : ça ressemble étrangement à du Abba bavarois (mais avec des paroles en letton, où le seul mot distinguable est « Ligo, Ligo, Ligo ». Incroyable mais vrai, la photo a été prise à 23h00! 

 

 

 

 

 

 

Nous nous sommes rendus jusqu’à Taillin, au nord de l'Estonie, sur le Golfe de Finlande (en passant, les habitants de l'Estonie s’appellent peut-être « Estons » en français, mais en estonien, ce sont des « Estis », sans blague!) Annie soutient qu'il s'agit de la plus belle ville qu'elle ait vue.

 On y mange relativement bien en plus: le gravlax est parfait et le gibier abonde menu. Il faudrait cependant qu'ils apprennent à ne pas le surcuire; on a fini par avoir quelque chose de rosé en le demandant bien saignant.

 

 

 

Puis nous sommes revenus en Lettonie pour visiter la capitale, Riga, qui ne charme pas immédiatement, mais qui possède la plus grande "collection" d'architecture Art Nouveau d'Europe.

 

Les plus fortunés se font restaurer et transformer certains immeubles en condos de luxe.

 

Car il y des gens fortunés à Riga, bien que Sébastien ne soit pas arrivé à s'expliquer pourquoi. Sans doute le port génère-t-il suffisamment de trafic. Chose certaine, cette classe de riches fait grimper les prix, au point où Riga est relativement dispendieuse pour les touristes « budget lires turques » que nous sommes.

 

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Publié à 11:15, le 15/07/2007,
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Récits et anecdotes de notre séjour d'un an à Bilkent Universitesi, Ankara, Turquie

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